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Chapter 16 - disparition et peur !!

Pendant ce temps…

Le ciel était gris, lourd, presque métallique.

Sur les hauteurs de la ville, la base centrale des Héros s'emplissait d'une agitation inhabituelle.

Les alarmes ne sonnaient pas, mais l'air vibrait d'une tension contenue.

Les écrans holographiques diffusaient des images du dernier repérage : la voiture détruite, des traces de lutte, du sang sur le bitume.

Au centre de la salle de commandement, Synthol fixait les images en silence.

Ses bras croisés sur sa poitrine laissaient deviner la colère contenue.

Derrière lui, le Commandant elioplex et viperion s'avançèrent . Ils avaient finis l'entraînement des héros de bronze.

— « Toujours aucune trace de Nolan ni de Jecica ? » demanda viperion a un agent qui répondit d'une voix tremblante :

— « Non, Commandant. Leur véhicule a été retrouvé à vingt kilomètres de la route principale. Le système d'auto-défense s'est désactivé après l'impact. Aucune signature énergétique depuis. »

Storme, qui était arrivé avant Synthol serra les poings.

— « Ce n'est pas un simple accident. Et c'est pas bon signe... »

Elioplex hocha lentement la tête.

— « Oui. Et selon les signaux qu'on a interceptés grâce au balise présent dans toutes les rues ont sais que ce sont les KJ. »

Les KJ — ce nom seul suffisait à rappeler des mauvais souvenir.

Storme tourna le regard vers la vitre donnant sur la ville.

Les lumières des foyers semblaient peser dans le paysage comme une menace prête à éclater.

Soudain les résultats étaient tomber ont pouvait maintenant voir progressivement les endroits où le couple Park avait emprunté.

Synthol inspira profondément.

— « Équipe Alpha, en position dans dix minutes. On part en traque. »

Les ordres furent donnés.

Les communications s'activèrent.

Les héros, vêtus de leurs combinaisons tactiques, se mirent en ligne dans le hangar principal.

Ils avaient déjà entendu parler de Jecica Park — la surhumaine à la force imprévisible — et de son mari, le docteur Nolan.

Mais jamais ils n'auraient imaginé devoir les retrouver comme des victimes.

— « Tu crois qu'ils sont encore en vie ? » demanda viperion, la voix basse.

Elioplex ajusta son gantelet.

— « Nolan est intelligent. Il trouvera un moyen de tenir. Mais Jecica… si elle est blessée elle… »

Synthol le coupa d'un ton ferme :

— « On ne suppose pas. On agit. Ils sont là propriété de la mission... ont les trouveras, ils sont trop importants leur technologie ne doit pas disparaître »

Le silence s'épaissit.

Tous savaient ce que cela signifiait : la guerre de l'ombre reprenait.

Quelques minutes plus tard, les moteurs rugirent.

Les vaisseaux-tactiques se soulevèrent dans la brume, laissant derrière eux une traînée bleutée.

Le hangar se vida.

Elioplex regardait la carte holographique où deux points rouges clignotaient — Nolan Park et Jecica.

Il murmura pour lui-même :

— « Tiens bon, Nolan. Cette fois, je ne te laisserai pas tomber. »

---

Dans les rues de City prime, loin du QG, l'équipe Alpha progressait à travers les maisons

Les capteurs balayaient les environs.

Elioplex consulta son scanner.

— « Ils ne sont plus trop loin... »

Viperion regarda autour de d'elle, méfiante.

— « Ça colle avec la signature des KJ. Ils ont utilisé leurs modules de frappe. »

Strome posa un genou à terre, ramassa un morceau de métal.

— « c'est bien Eux... »

dit-elle.

Après deux heures de recherche ils ne trouvèrent pas l'endroit. Les données étaient fausses. Ils repartirent donc dans le QG pour comprendre et que ce soit claire cette fois-ci.

Les scientifiques du gouvernement essayer de trouver les données énergétique du couple Park pendant des heures.

Le QG central avait changé d'atmosphère. Les écrans autrefois pleins de rapports et de graphiques clignotaient désormais d'alertes rouges. Les opérateurs couraient d'un poste à l'autre, les visages tendus.

L'ordre venait de tomber : retrouver Jecica et Nolan Park.

Storme fut la première à répondre à l'appel. Elle était restée silencieuse depuis l'échec du convoi, le regard vide, les pensées ailleurs. Quand Synthol arriva dans la salle, accompagné d'Elioplex et de Hook Lady, elle leva simplement les yeux, puis hocha la tête.

— « On part tout de suite. »

Viperion les rejoignit quelques minutes plus tard, vêtu de son armure rétractable encore fissurée depuis son dernier affrontement.

— « J'ai localisé un signal thermique dans le périmètre de l'ancienne zone industrielle au nord. »

— « C'est là qu'ils les retiennent, » ajouta Synthol.

— « Pas sûr, » coupa Storme d'un ton froid. « Mais c'est le seul point qu'on ait. »

Le vaisseau décolle.

La pluie tombait fort sur la ville, et le ciel, d'un gris acier, semblait retenir sa colère. Le vol se fit dans un silence total, hormis le bruit du vent contre la carlingue. Viperion regardait le sol défiler à travers la vitre.

— « Nolan n'est pas un héros de terrain… S'ils lui ont fait du mal, il ne tiendra pas. »

— « Jecica non plus, » répondit Storme. « Mais elle est plus forte qu'on croit. »

À l'approche du signal, le radar du vaisseau clignota. Elioplex fronça les sourcils.

— « Attends… c'est bizarre. Le signal est… stationnaire. Pas de mouvement depuis plus de deux heures. »

— « Descends. Tout de suite, » ordonna Storme.

Le vaisseau se posa dans un grand bruit de métal. Les cinq héros sortirent, leurs pas s'enfonçant dans la boue.

Devant eux, un ancien entrepôt, presque effondré. L'endroit sentait la rouille, l'huile, et quelque chose de plus amer : le sang.

Synthol poussa la porte principale d'un coup d'épaule. Elle grinça, lentement, dévoilant un couloir obscur. Les lampes de Storme s'allumèrent une à une sur sa combinaison, éclairant la pièce.

Et ce qu'ils virent leur glaça le sang.

Du sang… partout.

Sur les murs, au sol, sur les barres de fer tordues. Des traînées qui menaient jusqu'à une trappe ouverte. Elioplex descendit le premier, suivi des autres. Le bunker souterrain était immense, mais vide. Pas un corps. Pas une présence. Juste les traces d'un affrontement violent : impacts, douilles, et dans un coin, un morceau du manteau de Jecica Park.

Hook Lady posa une main sur la paroi, comme pour sentir les vibrations du lieu.

— « Ils sont partis depuis peu… mais pas seuls. »

— « Les KJ ? » demanda Synthol.

— « Probablement. Mais il y avait autre chose ici. Quelque chose de… plus fort. »

Viperion s'approcha du centre de la pièce, où une grande mare de sang s'étalait.

Elle se pencha, toucha du doigt, et murmura :

— « C'est le sang de Nolan. »

Personne ne parla pendant un long moment. Le silence, lourd, se fit pesant.

Puis Viperion se redressa.

— « On doit alerter le QG. Et faire venir les secours… peut-être qu'ils sont blessés, cachés dans la zone. »

— « Non, » répondit Synthol. « Ce sang est sec depuis des heures. Ils ne sont plus ici. »

Ils remontèrent. Le vent hurlait dehors, emportant la pluie froide contre les visages. Synthol ferma son communicateur, après avoir transmis le rapport au central.

Quelques minutes plus tard, la nouvelle se répandit.

Les chaînes d'information interrompirent leurs programmes.

Sur tous les écrans, le même bandeau rouge :

> "DISPARITION MYSTÉRIEUSE DU COUPLE PARK — LES HÉROS SUR LES TRACES D'UN ENLÈVEMENT."

Les images du bunker, filmées par drone, tournèrent en boucle : du sang, des traces de lutte, et les visages graves de Storme et Viperion.

Les présentateurs parlaient d'un possible complot, d'une attaque terroriste, d'une trahison interne. Personne ne savait.

Mais dans les rues, la peur s'installa.

Des murmures dans les cafés, des cris sur les réseaux, des gens qui disaient que les héros ne contrôlaient plus rien.

Les familles fermaient leurs portes plus tôt, les enfants ne sortaient plus.

Et dans certains quartiers, les plus radicaux commençaient déjà à manifester :

> "Où sont les héros maintenant ? Où sont les sauveurs ?"

La confiance vacilla.

Ce n'était plus seulement une disparition… c'était une fissure dans la foi du peuple.

---

Synthol observait les informations depuis la salle des communications, les bras croisés.

Le visage fermé, elle tourna lentement la tête vers storme .

— « Si les KJ ont frappé ici, c'est qu'ils préparent autre chose. » dit Synthol .

— « Tu penses qu'ils ont voulu attirer l'attention ? » demanda storme.

— « Non. Je pense qu'ils ont voulu envoyer un message. »

Elle se tut un instant.

Puis ajouta, la voix plus basse, presque pour elle-même :

— « Et le message… c'est que même nos héros peuvent disparaître. » dit-il la voix tremblante.

Le bâtiment présidentiel trônait au cœur de la capitale, entouré d'une barrière de lumière bleutée activée depuis la veille. Les gardes surhumains, alignés de chaque côté du hall, observaient en silence l'homme qui avançait lentement, les mains croisées derrière le dos.

Ozef.

Chef du gouvernement, Premier ministre, et surtout porte-parole du Conseil des Droits Surhumains.

Son pas ne résonnait pas, mais sa présence, elle, emplissait l'espace.

Lorsqu'il entra dans la grande salle ovale, le Président l'attendait déjà, debout près de la baie vitrée, contemplant la ville.

La pluie tombait sans interruption depuis des heures, couvrant les toits gris et les antennes de communication d'un voile épais.

— « Monsieur le Président, » dit Ozef d'un ton neutre, sans s'incliner.

— « Ozef. » répondit le Président, le regard toujours fixé dehors.

Il y eut un long silence, seulement rompu par le crépitement du feu dans la cheminée holographique.

Le Président finit par se tourner. Ses yeux fatigués trahissaient les nuits sans sommeil.

— « La situation devient… incontrôlable. » dit-il simplement.

Ozef ne répondit pas tout de suite. Il posa lentement une tablette sur le bureau, fit glisser un hologramme d'actualités : les images du bunker vide, les commentaires des journalistes, les manifestations dans la rue.

— « Je suis au courant. Les citoyens doutent, la confiance s'effrite, et la bourse des technologies surhumaines vient de perdre vingt points. »

Le Président serra les poings.

— « Vous m'aviez promis un rapport complet dans trois jours. Et un début d'application du projet Infinity Dark. Où en est-il ? »

La voix du Président tremblait à peine, mais on y sentait la tension contenue d'un homme au bord de l'effondrement.

Ozef leva les yeux.

— « Infinity Dark n'est pas un projet qu'on active sur ordre politique. Il s'agit d'une restructuration complète des cellules de défense surhumaine, et d'un système de contrôle intégré sur les porteurs de gènes actifs. »

— « Vous éludez la question. Pourquoi le projet n'est-il pas lancé ? »

— « Parce qu'il n'est pas prêt. »

Un silence pesant s'abattit dans la salle. Le Président s'assit lentement, fixant Ozef avec dureté.

— « Pas prêt ? Vous avez eu six mois. Des milliards. Et maintenant vous venez me dire qu'il n'est pas prêt ? Pendant que le peuple panique et que des héros disparaissent ?! »

Ozef ne broncha pas.

Son regard, calme, presque glacial, se posa sur les dossiers entassés devant le Président.

— « Ce pays, Monsieur le Président, est au bord du chaos. Pas à cause des disparitions, mais à cause de ce qu'elles révèlent. Les héros dorés ne suivent plus les ordres. Les héros de diamant n'ont plus confiance dans le commandement. Et les civils… les civils doutent que le gouvernement contrôle encore les surhumains. »

Le Président se leva brusquement.

— « Nous avons encore nos divisions militaires, nos forces spéciales et nos agents d'élite ! »

— « Des humains, » coupa Ozef. « Et les humains, aujourd'hui, ne font plus peur à personne. »

La phrase tomba comme une gifle.

Le Président ferma les yeux un instant.

— « Vous pensez que c'est une raison pour retarder un projet aussi vital ? Infinity Dark devait restaurer l'équilibre, pas nous replonger dans l'ombre. »

— « Infinity Dark doit être maîtrisé avant d'être activé. Sinon il nous détruira. »

Ozef fit défiler plusieurs fichiers sur l'hologramme : rapports d'essais, échecs de synchronisation, défaillances énergétiques.

— « Trois tentatives de fusion du réseau neural avec les systèmes de défense ont échoué. L'énergie noire utilisée pour stabiliser le protocole n'est pas stable. Nous avons perdu deux opérateurs et un technicien. »

Le Président prit une profonde inspiration.

— « Et pendant ce temps, le peuple s'effondre. Vous comprenez ce que signifie la disparition de Nolan Park et de sa femme ? Ils étaient l'image du lien entre science et foi en l'avenir. »

— « Je le sais. Et c'est précisément pourquoi nous devons garder le contrôle sur ce que nous révélons. »

Ozef s'approcha du bureau, abaissant légèrement la voix.

— « Infinity Dark n'est pas un simple programme de surveillance, Monsieur le Président. C'est un protocole d'effacement et de redéfinition des consciences héroïques. Si nous l'activons avant d'avoir calibré la stabilité neuronale, nous risquons de perdre plus que des héros : nous risquons de perdre l'ordre même que nous tentons de sauver. »

Le Président resta immobile, fixant le sol.

Il savait qu'Ozef avait raison.

Mais le poids de la peur publique, des médias, et des crises internes, rendait chaque minute plus insoutenable.

— « Alors combien de temps encore ? » demanda-t-il enfin.

— « Sept jours. Pas un de plus. » répondit Ozef, calme. « D'ici là, je veux que les héros de diamant soient déployés sur les principales zones civiles. Ils doivent maintenir la stabilité. »

Le Président fronça les sourcils.

— « Et les héros dorés ? »

Ozef esquissa un léger sourire, presque amer.

— « Les héros dorés ne répondent à personne, Monsieur le Président. Ils sont des symboles, pas des soldats. Leur force, c'est leur liberté. Leur faiblesse aussi. Nous pouvons seulement espérer qu'ils restent de notre côté. »

Le Président fit quelques pas vers la vitre.

En contrebas, la ville brillait sous la pluie, mais on distinguait au loin des sirènes, des regroupements de foule, des incendies mineurs.

— « J'ai vu Storme et Viperion sur le terrain hier. Ils ont trouvé du sang. Et rien d'autre. »

— « C'est ce qu'on nous a rapporté. Les héros de diamant sont loyaux à la ville avant de l'être au gouvernement. C'est leur protocole. Synthol, Elioplex, Storme, Viperion… chacun est affecté à un secteur. »

— « Et Hook Lady ? »

— « Héroïne dorée. Indépendante. Elle agit à sa manière, mais elle reste une alliée. Pour l'instant. »

Le Président serra les dents.

— « Pour l'instant… »

Ozef se redressa.

— « Ce pays est en train de glisser. Si nous échouons, il n'y aura plus de ligne entre les humains et les surhumains. Et ce jour-là, Monsieur le Président, même votre autorité ne signifiera plus rien. »

Le silence retomba.

Le Président retourna à son bureau, posa sa main sur le sceau du pays gravé dans le bois.

— « Faites ce qu'il faut, Ozef. Mais si d'ici sept jours le chaos continue à s'étendre, vous serez tenu pour responsable. »

Ozef acquiesça lentement.

— « J'assume. »

Il tourna les talons, sortant de la salle sans un mot de plus.

Dehors, la pluie continuait à tomber, lavant les pavés comme pour effacer la honte du monde.

Mais au fond, rien n'était vraiment propre...

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