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Chapter 11 - CHAPITRE 11 UNE JOURNEE ENTRE AMIS

Le soleil était haut dans le ciel. La mer scintillait, mais le calme qui régnait n'était qu'apparent : les souvenirs des événements récents pesaient encore dans l'air.

Akai et Tsuki marchaient côte à côte sur le sable, les pieds effleurant l'eau. Un silence confortable s'était installé, seulement ponctué par le bruit des vagues.

— Tu ne dors jamais vraiment ? demanda Akai, rompant le silence.

— Pas quand il y a tant à comprendre, répondit Tsuki. Chaque chose a un sens… et chaque silence aussi.

Ils s'arrêtèrent, regardant l'horizon. Le souvenir de l'attaque du maître de la Foudre flottait encore entre eux, mais il n'y avait plus de peur immédiate. Juste un calme chargé de tension, une pause avant la tempête à venir.

— Tu penses qu'on pourra vraiment protéger les autres ? demanda Akai.

— Je l'espère, répondit Tsuki, le regard lointain. Mais ce monde… ce n'est pas simple. Il ne l'a jamais été.

Quelques minutes passèrent. Puis ils aperçurent Aira qui les attendait sur le rivage, un sourire timide sur les lèvres. Derrière elle, les deux autres compagnons rejoignaient le groupe. L'un d'eux portait encore des traces de son entraînement avec le maître du Feu.

— Eh bien, dit Akai, vous êtes prêts pour une sortie ?

Aira sourit, tandis que Tsuki haussa un sourcil, amusé.

La promenade sur la plage se transforma rapidement en une sortie plus détendue taquiner, rires, échanges et petits défis entre eux. Akai et Tsuki ne purent s'empêcher de se , une rivalité subtile qui s'exprimait surtout lors des jeux et des exercices. Chaque sourire ou commentaire cachait un peu de cette compétition : qui serait le meilleur ? Qui irait plus loin ?

compétition.Pendant ce temps, l'élève du maître du Feu observait Akai avec une certaine admiration teintée de . Il ne voulait pas rivaliser avec Tsuki… mais Akai était un défi constant. Cette dynamique allait se transformer plus tard en une rivalité saine et stimulante pour l'équipe.

Alors que le soleil commençait à descendre, les couleurs du ciel se reflétaient sur l'eau et le sable. Akai sentit un calme rare. Pour un instant, tout semblait normal. Mais chacun savait que ce calme était fragile, et que la vraie épreuve n'était pas encore arrivée.

— Profitez de ce moment, murmura Akai pour lui-même. Demain, tout reprendra… mais aujourd'hui, c'est juste nous.

humanité et de camaraderie.Le groupe continua sa marche, les vagues caressant leurs pieds, la brise légère portant leurs rires. Un rare moment d'avant que la guerre contre les démons et les secrets du monde ne reprenne.

Le sable était doux sous leurs pieds, et chaque pas laissait une trace que la marée allait bientôt effacer. Akai proposa un jeu simple : construire des sphères d'eau parfaites, comme des bulles, et les faire rebondir le plus loin possible sur le rivage.

— Allez, murmura-t-il, le premier qui atteint l'autre bout de la plage a gagné !

Tsuki sourit, défiant.

— Prépare-toi à perdre.

Les deux se mirent en position, et l'eau autour de leurs mains commença à tourbillonner. Akai lança sa première bulle : elle glissa sur le sable humide avec un léger éclat, presque brillante. Tsuki fit de même, mais sa bulle alla plus loin, fendant le rivage avec une trajectoire parfaitement droite.

Aira éclata de rire, pointant les deux garçons.

— Vous êtes sérieux ? Vous jouez comme ça après tout ce qui s'est passé ?

— Bien sûr, répondit Akai en riant, il faut garder l'entraînement actif… même en jouant.

Moeruhi, l'élève du maître du Feu, ne put s'empêcher d'entrer dans la partie, lançant ses propres bulles d'eau qu'il mélangeait à des jets de feu maîtrisés : chaque bulle éclatait en vapeur chaude, provoquant des éclats de vapeur et un parfum de sel et de brûlé.

— Eh bien, dit-il avec un sourire en coin, Akai, je crois que tu n'as pas encore tout compris à la maîtrise des éléments.

Akai répondit par un sourire.

— On verra ça.

Nobu, l'autre garçon du groupe, s'adossa au sable et les observa avec amusement, lançant des commentaires taquins :

— Je parie que Tsuki va encore te battre, Akai.

Tsuki, observant la scène, lança un défi plus subtil : un concours de rapidité : qui réussirait à créer une série de vagues concentriques parfaites sur le rivage, sans que les vagues ne se détruisent mutuellement ?

Les deux garçons se concentrèrent, Akai respirant profondément, sentant les vibrations de l'eau et de ses propres ondes internes. Chaque geste était précis, chaque souffle contrôlé. Les vagues d'Akai ondulaient avec force et régularité, mais Tsuki, avec une maîtrise presque instinctive, créa des motifs plus complexes, qui semblaient danser sur le sable.

Aira et les autres observaient, émerveillés, tandis que Moeruhi et Nobu riaient et commentaient, appréciant l'énergie de la compétition. Le maître du Feu, à distance, souriait légèrement, apprenant à mesurer les progrès de son élève à travers ce petit défi.

Après un moment, la compétition laissa place à la détente. Le groupe se rassembla autour d'un petit feu improvisé, fabriqué par Moeruhi, qui jonglait avec de petites flammes sans danger. Aira apporta quelques fruits qu'elle avait trouvés dans les marchés voisins.

Ils s'assirent tous, écoutant le bruit des vagues et partageant des histoires, des souvenirs d'enfance et des anecdotes légères qui faisaient presque oublier la tension des combats passés.

rival et alliéAkai et Tsuki s'observaient parfois en silence, un sourire en coin, chacun mesurant l'autre, à la fois . La rivalité n'était plus seulement un jeu : elle était devenue une force qui les pousserait à se surpasser lors des combats à venir.

Moeruhi lança une petite flamme dans l'air, la faisant danser au-dessus des vagues :

— Allez, Nobu, montre-moi que tu n'es pas qu'un spectateur.

Nobu rit, se mettant à courir le long de la plage, les pieds fouettant le sable humide, et lança un petit défi à tous : attraper des bulles de vapeur créées par le feu de Moeruhi avant qu'elles n'éclatent.

Le groupe éclata de rire, courant, sautant et esquivant, chacun se donnant à fond, mais sans jamais perdre l'équilibre ni la maîtrise. Chaque mouvement semblait synchronisé avec le rythme de l'eau, du sable et du vent.

Alors que le soleil descendait lentement vers l'horizon, les teintes orangées et violettes se reflétaient sur l'eau. Le groupe se rassembla pour contempler le coucher du soleil, les derniers rayons illuminant leurs visages fatigués mais heureux.

— Demain, on reprend l'entraînement sérieusement, murmura Akai. Mais… aujourd'hui était parfait.

Tsuki acquiesça, un léger sourire aux lèvres.

— Oui… aujourd'hui, on profite juste de ce moment.

Le feu crépitait doucement, les ombres dansant sur le sable, et pour la première fois depuis longtemps, le monde semblait un peu plus léger. Les nuages étaient encore là, mais le soleil couchant leur donnait un éclat chaud, presque protecteur.

Moeruhi observa Akai et Tsuki, souriant avec une rivalité amicale :

— Ces deux-là vont vraiment se pousser jusqu'au bout… Je me demande qui sera le premier à exploser.

Nobu rit doucement :

— Je parie sur Akai. Il a toujours été trop sérieux.

Aira posa sa tête sur ses genoux, contemplant le spectacle du ciel et des vagues :

— Peu importe… tant qu'on est ensemble.

Le groupe resta là, unis par leur expérience, leur amitié naissante et la certitude que les épreuves à venir nécessiteraient toute leur force — et leur confiance mutuelle.

Le soleil disparut derrière l'horizon, laissant place à une teinte pourpre sur la mer.

— Bon… il est temps de rentrer, dit Tsuki en se relevant.

Akai acquiesça, un léger sourire aux lèvres.

— Oui… mais… à une prochaine fois, d'accord ?

Aira et les autres hochèrent la tête.

— Promis, répondit Moeruhi. Et la prochaine fois, je vous battrai tous aux jeux.

— On verra ça, répondit Akai en riant.

Le groupe se dispersa doucement, chacun reprenant le chemin de sa maison, tandis que le vent salé et le murmure des vagues semblaient murmurer : ce n'est que le début….

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